Au service de l'Ecriture - Yvette Mailliet le Penven

Qui suis-je?



Mes attaches.

- Née à Paris le 28 avril 1951,
- mariée depuis le 16 décembre 1972 à Patrick,
- mère depuis le 22 décembre 1974 de Benoît,
- grand'mère depuis le 1er octobre 2007,
- je vis à Fontenay-sous-Bois, en banlieue limitrophe de Paris  (près du Bois de Vincennes, ce qui est une chance énorme; Paris commence "de l'autre côté" du boulevard dessiné en rose à gauche de la carte: nous en avons les avantages: proximité des musées, théâtres, expositions, concerts, etc. - sans les inconvénients: pollution, bruit, etc.!).
- Notre paroisse de résidence est Sainte-Marguerite, à Fontenay-sous-Bois (où nous nous sommes rencontrés et mariés, Patrick et moi, et où Benoît a été baptisé).
- Mais, les beaux dimanches d'été, nous pratiquons à Guermantes (en Seine-et-Marne), qui est la paroisse dont dépend notre maison de week-ends, ou dans l'une des paroisses de l'Ile d'Oléron, où nous avons une maison de bord de mer...

Et puis, dès que nous le pouvons, nous partons au Liban...
- où notre fils Benoît a rencontré et épousé (au sanctuaire de Notre-Dame du Liban, à Harissa) notre merveilleuse bru Hanane;
- où ils vivent ainsi que toute l'adorable famille de notre bru, et Yves, notre petit-fils chéri - qui a été baptisé et confirmé à quinze jours environ, selon le rite Maronite (catholique romain oriental - rite qui accorde une très grande importance à la beauté des chants - certains encore en syriaque, langue très proche de l'araméen, la langue du Christ - aux gestes symboliques, et aux Textes, plus nombreux que dans notre rite latin).
N'oublions pas que, si - pour des raisons historiques - l'Eglise catholique romaine est surtout pensée en Occident comme latine, il existe aussi de nombreuses Églises catholiques romaines dont les rites sont cependant orientaux.
Nos frères orientaux ont d'ailleurs été christianisés bien avant la Gaule, du Nord particulièrement!...

- Si le Liban est désormais notre "autre patrie", notre "pays de cœur", j'ai également été très marquée par les très nombreux séjours que j'ai eu la chance de pouvoir effectuer sur tous les continents - grâce aux activités professionnelles de mon père d'abord, de mon mari ensuite, ainsi que lors de voyages caritatifs.
Passionnée par les langues... je le suis bien entendu avant tout par ceux qui les parlent! Partout où j'ai voyagé, je me suis donc efforcée de communiquer et de partager au maximum avec les "gens du pays"...


Mes attaches spirituelles.

Je suis très profondément marquée par la spiritualité bénédictine (je me reporte souvent pour les présentations des Messes dominicales au Missel de l'Assemblée Dominicale des Publications de l'Abbaye Saint-André de Clerlande - cliquer ici, ou lien en page 5).
La fondation à la Toussaint 1975 des Fraternités Monastiques de Jérusalem par le F. Pierre-Marie Delfieux a par ailleurs marqué une étape dans ma vie: auprès d'elles, j'ai appris que l'on pouvait vivre le charisme monastique fondamental de vie fraternelle, de prière, de travail et d’accueil «au cœur des villes», «au cœur du monde», tout en cherchant à demeurer toujours «au cœur de Dieu».
Ce charisme met particulièrement l’accent sur la beauté de la liturgie, cet oasis de paix où chacun peut venir se ressourcer, le soir, au matin ou à midi, et se reposer en Dieu du rythme harassant de la cité (à Paris, à l'église Saint-Gervais).


Mes études et activités  professionnelles et bénévoles.

Après avoir passé un "bac" A' (Matières littéraires + Matières scientifiques), j'ai suivi des études supérieures en parallèle à la "Catho" (Institut Catholique) de Paris et à la Sorbonne, en Lettres Classiques; j'ai également eu la chance d'avoir fait partie de la première promotion de laïcs autorisés à suivre un cursus de Théologie à la Catho.

Ma spécialisation universitaire: "Les anthropomorphismes de Dieu dans la Bible - hébreu, grec de la LXX, latin de la Vulgate, et quelques langues modernes: français, anglais, allemand, du Moyen-Age à nos jours".

C'était une Thèse pluri-disciplinaire: Lettres Classiques, Linguistique comparée, et Histoire de l'Antiquité Tardive; quelques-uns de mes maîtres bien-aimés et respectés
- lors de mes études universitaires: H.-I. Marrou, M. Harl, P. Pierrard, A. Mandouze, Ch. Mohrmann, F. van der Meer, J. Fontaine, A. Lanavère, P. Grelot...
- et post-Université: M. Carrez, D. Sesboüé, X.-L. Dufour... pour la théologie; P. Marguerat, J. Gabel et Ch. Wheeler (Ohio State University), A. York (University of Cincinnati)... pour l'étude littéraire de la Bible; et celui qui a révolutionné mon approche des Textes bibliques: R. Meynet,s.j. (voir à la page des liens, la Société internationale pour l'étude de la Rhétorique Biblique et Sémitique - RBS)

Par ailleurs, j'ai eu le bonheur de collaborer (entre autres) avec l'École Biblique de Jérusalem et les Dominicains de Toulouse (en particulier pour la mise en ligne de certains enseignements), d'enseigner (ma profession) et de donner des conférences - jusqu'à ma mise en invalidité en 1997; depuis lors, je continue de donner des enseignements, conférences et articles - cette fois bénévolement! (dernier article paru, "Les récits de création dans le Proche-Orient Ancien", dans Sources Vives n°141, la revue des Fraternités Monastiques de Jérusalem - qui est un condensé, obligé par le format de la revue, d'une conférence que j'ai donnée dans différents cadres).
J'ai actuellement la joie de pouvoir collaborer à l'exceptionnel travail de "Biblindex" (voir à la page des liens, l'Institut des Sources Chrétiennes).

Catholique pratiquante (et engagée - en particulier, tant que j'ai été "fiable" physiquement, dans divers mouvements œcuméniques et inter-religieux - y compris au niveau de notre évêché), j'ai souvent eu l'occasion d'intervenir pour présenter les Textes des Messes; des fidèles, mais également des lecteurs de mes articles et des auditeurs de mes conférence - connaissant par ailleurs ma très longue et assidue pratique de l'informatique! - m'ont demandé pourquoi je ne publiais pas mes interventionssur le "net"... Je n'avais guère de réponse à leur fournir, mais je n'osais pas "me lancer".
Et puis je suis "tombée" sur ce texte, qui m'a finalement décidée à le faire:

« Les Pères du concile Vatican II ont largement semé la parole de Dieu dans la nouvelle liturgie [1]. Pourtant, je reste étonné de constater le peu de fruits que produisent ces lectures, dimanche après dimanche, dans la vie chrétienne de ceux qui les entendent. La Parole serait-elle devenue stérile ? L’Esprit Saint aurait-il perdu sa puissance d’inspiration ?
Certes non, mais trop souvent ces lectures – déjà très brèves – sont faites sans préparation [2], sur des petits livrets inadaptés, et l’homélie se limite à l’évangile ou même… parle d’autre chose [3]. Que reste-t-il de ces paroles vivantes, dans la tête et dans le cœur des fidèles qui se dispersent après la messe ? Quelle nourriture, quel réconfort, quelle lumière emporteront-ils pour la semaine à venir ?
Tous les fidèles, comme les lecteurs, comme les prédicateurs ont besoin de préparer ces lectures : il leur faut prendre un peu de temps pour les découvrir, les comprendre, les intérioriser. Au fil des dimanches, au fil des années, c’est toute une formation biblique qui devrait être ainsi dispensée : non pas seulement des repères et des connaissances, mais aussi et surtout des réflexes de lecture croyante, une certaine familiarité avec les images et les thèmes bibliques, une attitude d’écoute et d’accueil. Dieu nous a donné sa Parole, elle nous est adressée : à nous de la recevoir. La Bible est notre patrimoine, à nous de nous l’approprier. »
Père Philippe GRUSON,
(que j'ai eu la chance d'avoir comme aumônier de "pélé" de Chartres en 1970!)
du Service biblique Evangile et Vie.
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[1] Dans le rite dit "de saint Pie V" (datant de 1570), il y a seulement, durant l’ « avant-Messe », une épître lue à l’angle nord de l’autel, dit pour cela « côté  épître », et un évangile, lu à l’angle sud de l’autel, « côté évangile ». Puis, après l’homélie dite en chaire et le Credo, vient « la Messe des fidèles », s’ouvrant avec l’Offertoire. Je me souviens que, dans mon missel latin-français, figurait la mention : « Si l’on arrive, l’Offertoire commencé, on n’a pas entendu la Messe »… Autrement dit, l’écoute de la Parole était presque facultative…

Dans le rite dit "de Paul VI" (1965), après l’Ouverture de la Messe, et avant la Liturgie Eucharistique, prend place la Liturgie de la Parole, dite à l’ambon, et comportant une Première Lecture, tirée le plus souvent du Premier Testament – ou, lors de certains temps liturgiques comme celui de Pâques, des Actes des Apôtres ; un Psaume ; une Deuxième Lecture, tirée le plus souvent d’une Épître ou parfois de l’Apocalypse ; un Alleluia ; et l’Évangile, suivi de l’homélie, du Credo et de la Prière universelle.

[2] Dans nos paroisses « d’adoption » (celles dont notre Accompagnateur Spirituel a été prêtre ou curé jusqu’à son retour au Père), j’avais organisé le service suivant :
j’invitais les lecteurs de la / des Messe(s) du dimanche suivant – et tous ceux qui le voulaient – à venir à la maison.
Là,
- après une prière commune d'invocation à l'Esprit Saint,
- je lisais,
- puis introduisais les Textes, à partir de l'hébreu ou du grec, sur lesquels
- nous échangions ensuite;
- puis nous travaillions "techniquement" (au magnétophone et par échanges d'idées) la lecture de ces Textes:
lecture ni trop rapide ni trop « théâtrale »,
respect de la ponctuation,
accentuation des mots ou segments importants, etc.
- jusqu’à ce que les futurs lecteurs soient eux-mêmes satisfaits de l’écoute de leur propre lecture.

[3] Je n’aurai pas dans ce site l’outrecuidance de donner des conseils aux prédicateurs… même s’il m’est souvent (et fort volontiers!) arrivé de préparer les homélies de prêtres débordés !...
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Enfin un poème d'Eugène Guillevic - qui exprime si bien le rapport qu'entretiennent avec les mots tous ceux qui sont (comme je peux l'être à ma modeste façon!) amoureux du verbe... et surtout du Verbe!

(Page suivante, "Mon florilège" de textes exprimant le rapport que j'entretiens, tout aussi modestement, avec la Bible.)


Les mots
Sont l’autre, aussi,  

D’être habités
Par des vivants  

Qui se les acclimatent
Avec respect.  

Ce ne sont pas des tombes…  

En somme,
Avec les mots,  

C’est comme avec les herbes,
Les chemins, les maisons, tout cela  

Que tu vois dans la plaine
Et que tu voudrais prendre.  

Il faut les laisser faire,
Par eux se laisser faire,  

Ne pas les bousculer, les contrarier,
Mais les apprivoiser en se faisant
Soi-même apprivoiser.  

Les laisser parler, mais,
Sans qu’ils se méfient,
Leur faire dire plus qu’ils ne veulent,
Qu’ils ne savent,  

De façon à recueillir le plus possible
De vieille sève en eux,  

De ce que l’usage du temps
A glissé en eux du concret.
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